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vendredi 21 septembre 2018

ENTRE LA MORT ET LA VIE

En  2016  le système politique occidental s'est  écroulé:  le Royaume-Uni vote Brexit; Les Etats-Unis élisent Donald Trump qui n'était pas le candidat officiel du Parti Républicain et en France Emmanuel Macron, ministre du Président Hollande, démissionne et crée un parti nouveau autour de lui.Dans plusieurs pays européens des partis populistes d'extrême droite, avant tout xénophobes, remportent de grands succès. En France même le Front National semble à beaucoup pouvoir remporter l'élection présidentielle de 2017.Aujourd'hui 21 Octobre 2018 laaa droite et la gauche anciennes restent dans la poussière. Ce qui ne surprend pas pour la gauche qui s'était divisée mais est
 presque aussi vrai pour Les Républicains  qui ont élu à leur tête Laurent Wauquiez, mal accepté par ses troupes.M Le Pen d'un côté, J.L. Mélenchon de l'autre restent en tête des opposants.
 Pendant l'automne et l'hiver qui suivent le nouveau Président remporte une série de victoires sur ses adversaires politiques et syndicaux.Rien ne semble pouvoir l'empêcher d'arriver en position favorable à l'élection présidentielle de 2O22.
Six mois plus tard la situation est différente.Non pas que ses adversaires à droite et à gauche se soient unis mais parce que le Président et son parti ont perdu une large partie de leur soutien dans l'opinion.E. Macron est sorti vainqueur des ruines de l'ancien système et pour l'instant nous ne voyons pas un nouveau Mitterrand ou un nouveau Sarkozy se dresser en face de lui, même si certains sont tentés de rejouer une fois encore la famille Le Pen ou si certains à gauche rêvent d'une transformation de Mélanchon en Mitterrand Bis. Mais la crise de la majorité présidentielle est d'une autre nature. Il s'agit  clairement de l'absence de décisions et de choix du gouvernement, comme si celui-ci n'arrivait pas à choisir entre la droite et la gauche.Ses réussites stratégiques ne remplacent une absence de politiques. Il n'est pas question, au moins je l'espère, de revenir à la vieille droite ou à la vieille gauche; surtout il ne devrait pas être question de jouer une nouvelle carte de la famille Le Pen!   C'est vers l'avenir et non vers le passé qu'il faut regarder.
   Un avenir qui est déjà le présent quand il s'agit des migrants et de ce qu'on appelle leur accueil, même quand il s'agit d'un rejet. Je m'en tiens aujourd'hui à cet exemple parce qu'il est le plus important, comme chacun le sent. Sous la direction du Ministre de l'Intérieur Collomb, la France a continué ou renforcé sa politique franchement répressive, à Calais, à Paris, à la frontière italienne Mais les italiens ont bouleversée la situation en mettant au pouvoir une Lega qui, comme me l'a dit un ami italien, ont remplacé le langage de l'extrême droite par celui du fascisme. Aussitôt, et remarquablement, Emmanuel Macron a changé de discours et avec raison le journal Le Monde a fait de lui le chef du camp des européens libéraux, en même temps que les européens eux mêmes condamnaient   la politique anti-démocratique de Viktor Orban.
 Le problème est si important pour notre avenir à tous que je vois dans la prise de position du Président Macron un premier signe- mais de quelle importance!-  de ses projets d'avenir. C'est dans le camp de la démocratie et des DROITS DE
 L'HOMME QUE LA FRANCE DOIT AVANCER,et d'un pas ferme et rapide. J'attends avec confiance d'autres signes qui confirment mon jugement d'aujourd'hui.

                                                                      Alain Touraine

samedi 15 septembre 2018

RETOUR AU BLOG

RETOUR AU BLOG


      On ne peut pas tout faire à la fois.J'ai décidé de reconstruire le noyau central de la sociologie qui avait été envahi et détruit par trois logiques qui se disent dominantes: celle des marchés mondialisés, celle de ce que j'appelle les empires , qui possèdent un pouvoir à la fois politique, économique et, fait nouveau, culturel, et enfin  celle des nationalismes post-coloniaux.Cette collection de "surdéterminations" enlève toute existence aux acteurs sociaux. J'ai proposé de détruire ces adversaires trop prétentieux  en  rappelant aux envahisseurs qu'une société ,si elle est moderne est formée de trois éléments interdépendants: une civilisation matérielle,agraire, marchande, industrielle etc.une interprétation de la créativité humaine et un conflit social central, entre les investisseurs, dont l'existence définit la modernité par rapport aux sociétés pré-modernes, et les travailleurs dépendants.Ilest inutile de se battre pour savoir qui commande: économie ,culture et pouvoir sont interdépendan et c'est le point de vue sociologique qui est global, ce qui est le point de vue des historiens modernes.
   Après avoir rappelé les grandes étapes de la modernité dans ses trois dimensions de base , ma tâche principale a été de définir l'étape finale de cette évolution, que j'ai appelée l'entrée dans les sociétés hyper-modernes. Car la modernité, définie classiquement, était en fait limitée de deux manières: d'abord une grande partie du monde était en situation de colonisation ou de dépendance;  d'autre part, même dans les sociéts les plus modernes une vaste catégorie était elle aussi placée en situation de dépendance  celle des femmes, enfermées par les hommes dans la fonction de reproduction, c'est à dire dans les relations avec la nature, ce qui laissait le monopole de la création culturelle aux hommes. Mon séminaire de cette année sera consacré à ces deux thèmes: L'entrée des femmes et du monde autrefois colonisé dans une modernité qui cesse ainsi d'être limitée et devient générale. C'est seulement après que nous pourrons découvrir le fonctionnement de ces sociétés


s, concrètement leurs enjeux culturels et politiques et leurs acteurs sociaux et économiques.
Mon livre qui va paraitre le 4 Octobre DEFENSE DE LA MODERNITE
apporte l'essentiel de la théorie de la modernité..La modernisation des femmes et des situations post coloniales et enfin le fonctionnement général des sociétés hypermodernes seront les thèmes étudiés dans le livre suivant, qui est déjà à moitié rédigé et paraitra le plus vite possible en2OI9.
Ensuite, si j'existe encore, nous verrons..... J'ai déjà un projet complémentaire. Mais  à chaque année suffit sa peine........
  Mais je veux reprendre contacr avec vous. Je ne vous ai jamais oublié, mais j'ai pensé qu'il fallait avancer dans le travail théorique avant de pouvoir redescendre dans ce qu'on peut appeler l'histoire du présent Souhaitez moi bonne route; le chemin est souvent rude, mais je crois avoir avancé d'un bon pas.J'ai besoin de me sentir accompagné.
                                                Alain  TOURAINE

samedi 28 octobre 2017

SEMINAIRE D'ALAIN TOURAINE DEFENSE DE LA MODERNITE

Une fois passé le grand écroulement des années  2016-17, surtout aux Etats-Unis, en Angleterre et en France,pendant lequel les voix de l'analyse et de la réflexion ont été couvertes par le fracas des explosions, il faut repenser des avenirs et surtout écouter la voix de nouveaux acteurs, que les hyper-rich d'un côté, les pouvoirs totaux des Etats de l'autre  empêchent de reconnaître.
    Je reprends donc le Séminaire créé l'année dernière, car il faut réinventer des avenirs.Il se tiendra à nouveau à la MAISON  SUGER IO RUE SUGER PARIS 75006 DE II À 13 HEURES LES JEUDIS
                                                   
                                                        2 NOVEMBRE
                                                       16 NOVEMBRE
                                                       30 NOVEMBRE
                                                       14 DECEMBRE(suite en 2118)
    ON POURRA S'INSCRIRE SUR PLACE
        
  Pour toute information adressez vous à JULIAN DUFOULON.  0623530127

mardi 4 juillet 2017

LE RETOUR DE LA PAROLE


    Pour la première fois depuis plusieurs semaines je me suis interrompu dans mon travail qui me poursuit jour et nuit comme une meute de loups. Je voulais écouter Emmanuel Macron. Ses victoires sont impressionnantes; mais où nous mène -t-il? Est-il un Bonaparte  dans une république épuisée et réduite  au silence? Ou, comme disent les commentateurs les plus stupides, un rhéteur au service des grandes banques ou encore le produit d'une crise politique plutôt qu'un moyen d'en sortir?MON CRITÈRE DE JUGEMENT EST SIMPLE: UNE POLITIQUE DOIT ÊTRE AU SERVICE D'AUTRE CHOSE QU'ELLE MEME, EN PREMIER LIEU  DES DROITS HUMAINS FONDAMENTAUX, LA LIBERTÉ ET L'ÉGALITÉ; EN SECOND LIEU DE LA RÉINTÉGRATION PRIORITAIRE DES EXCLUS.
Qu'ai je entendu?En effet un retour de la parole la plus haute, celle qui se met au service de la démocratie en même qu'à la recherche d'un bon gouvernement; Quand avais-je entendu cette parole pour la dernière fois dans la bouche d'un Président? Je suis obligé de répondre:Quand de Gaulle ou Mendes France parlaient. J'ajoute même, pour limiter une telle référence, que De Gaulle était avant tout un homme d'Etat démocrate qui avait traversé la guerre, tandis que Macron parle en intellectuel, ce qui me convainc plus facilement, mais qui déplaît à beaucoup.Mais comment nier qu'il a parlé de ce qui devrait nous toucher tous le plus profondément, non seulement de nos convictions, mais aussi de ce qui fait notre fierté, alors qu'en général  la politique nous parle le plus souvent de ce qui nous fait honte, de l'injustice, de la violence ou de la corruption.
  Il a parlé, comme il convenait, de la nécessité de ne pas se laisser dominer par l'argent et par l'esprit partisan. Ce qui a manqué à sa parole c'est l'émotion, quand il pense aux exclus, aux réfugiés r ejetés, ,aux victimes de la violence. Mais qui, aujourd'hui parle pour ceux à qui on a tout pris? Aucun parti politique, aucune parole médiatique ne parle sincèrement de tous ceux et celles, innombrables, qui n'ont plus d'espoir et sont oubliés.C'est à toute la nation de retrouver le sens de la fraternité. Encore faut-il que les dirigeants politiques aient le sens des limites de leur action Or



j'ai remarqué que Macron a rappelé aux élus et à lui-m^me qu'ils étaient les serviteurs du peuple. Le fauteuil présidentiel n'est plus vide, mais la voix ou plutôt les voix du peuple ne se font pas entendre et ce ne sont ni Marine Le Pen ni Jean-Luc Mélenchon qui sont capables de les transmettre à ceux qu'on appelle les décideurs. Ce n'est qu'un début mais l'histoire reprend sa marche après une pause d'un trop long demi-siècle


                                                                 Alain Touraine 4 Juillet 2017.  (salut amical aux démocrates américains en cet anniversaire de leur Indépendance)



jeudi 13 avril 2017

La parade de l’ultra gauche nationale

C’est dans les derniers jours du quinquennat de François Hollande, alors que déjà tous les principaux dirigeants de son gouvernement et de son parti ont coulé et probablement ne survivront pas à la catastrophe finale très proche que la clé de celle-ci nous est livrée.
Avec la montée sans espoir mais orgueilleuse de Jean-Luc Mélenchon et la reddition de Benoît Hamon, pourtant candidat officiel du Parti socialiste, et qui n’a su qu’aggraver la défaite et la transformer en déroute.
C’est cette puissance posthume du gauchisme mêlée à la mémoire communiste qui nous explique l’échec total de François Hollande. Il pensait pouvoir suivre le chemin de Tony Blair, de Gerhard Schröder, de Matteo Renzi ou même de Felipe Gonzalez sans oublier Bill Clinton et plusieurs présidents de plus petits pays. Il a su estimer la force du jacobinisme communiste et gauchiste qui refuse obstinément de gérer une économie pourtant globalisée et cela malgré les signes de compromis dynamiques apportés par la courageuse et intelligente CFDT depuis Edmond Maire. François Hollande a pensé qu’un discours de gauche-gauche au Bourget suffirait à lui ouvrir la voie mais la vieille gauche ne lui a rien permis. Ceux qui l’ont abandonné tout en restant dans le PS n’ont proposé aucune idée nouvelle et Hamon remercie de la victoire sur Valls qui lui a été accordée en annonçant qu’il offre ses derniers électeurs à Mélenchon qui, il est vrai, à mériter par son talent et son obstination de savourer ce succès de la dernière danse avant l’élection.
Le gauchisme post-communiste peut être satisfait ; il se réjouit d’avoir considéré la social-démocratie comme son principal ennemi et d’avoir même accru les chances d’un Frexit qui ferait disparaître d’un coup la France et toute l’Union européenne. Même moi qui avait prévu et décrit l’écroulement de la gauche depuis plus d’un an je n’aurais pas imaginé qu’une grande partie de son électorat tournerait le dos avec tant d’orgueil et d’inconscience à la politique du possible.
Mais j’espère encore que les électeurs sauront garder leur raison et empêcher la victoire de Marine Le Pen que gauche et droite depuis quelque temps se disputent le plaisir de rendre possible.


mardi 7 mars 2017

LE FONT ILS EXPRÈS,

         
        Nous n'ignorons plus rien des fautes de François Fillon  mais Les Républicains sont les seuls à n'en tirer aucune conséquence, comme s'ils voulaient que tout le monde sache qu'ils sont incapables de trouver une solution, c'est à dire de convaincre Sarkozy d'accepter Juppé. A moins qu'ils préfèrent  dérouler eux mêmes le tapis rouge  pour Marine Le Pen. Et nous les électeurs que pouvons nous faire?  Ceux qui sont de gauche doivent ils se substituer à ceux de droite pour faire barrage au Front National en votant pour Fillon en manque de voix? ou doivent ils  voter pour Mélanchon  pour renverser la table à gauche plutôt qu'à droite,  c'est à dire pour sortir d'Europe sans faire appel au Front National.? Mais n'est ce pas une manière d'encourager les gens de droite à voter pour Marine Le Pen? Peut être la seule solution est elle que les juges mettent hors jeu François Fillon et Marine Le Pen? Il serait plus simple que Fillon se retire mais en appelant à voter pour Marine, dont il aurait reçu un million! J'ai publié un livre dans lequel j'ai dit que notre système politique était dans une impasse et que nous ne pouvions choisir qu'un président de transition, par exemple ni de droite ni de gauche et n(ayant pas de majorité à l'Assemblée Nationale.Mais tous comptes faits, n'est -il pas plus simple de voter blanc, pour dire au moins aux partis qu'ils ne représentent pus les citoyens. Trop c'est trop!

jeudi 2 mars 2017

LA PAILLE ET LA POUTRE

       

       La droite a choisi massivement François Fillon comme son candidat à l'élection présidentielle. On ne peut pas imaginer qu'elle ait fait ce choix dans l'ignorance de la conduite de son candidat , en particulier des risques de poursuites judiciaires qui pesaient sur lui. La même observation vaut pour tous les candidats, en particulier pour Marine Le Pen.Les candidats eux-mêmes ont pris leurs responsabilité en se présentant. Ils doivent assumer les conséquences de leur décision. Dans le cas de François Fillon  son retrait à moins de deux mois de l'élection crée un risque réel de victoire de Marine Le Pen, qui jusqu'ici semblait limité par la peur de beaucoup d'électeurs de mettre le sort de la France dans les mains d'un parti autoritaire, au moins aussi dangereux que l'est Donald Trump aux Etats Unis.  François Fillon doit assumer le risque d'une cuisante défaite dont il pouvait prévoir qu'elle  ruinerait sa carrière politique, pourtant si habilement menée.  Se retirer aujourd'hui est ouvrir ou risquer fortement d'ouvrir la porte de l'Elysée à Marine Le Pen. Le plus important pour les défenseurs de la liberté est d'empêcher une telle catastrophe. Les électeurs de gauche doivent faire dès maintenant ce qu'ils ont fait au second tour en 2002., c'est à dire bloquer le Front National, ce qui aujourd'hui veut dire voter Macron. Il est regrettable de devoir agir ainsi mais  empêcher la victoire du Front est une priorité absolue, qui permettra à la France d'entrer dans la transition nécessaire  pour reconstruire ensuite tout son système politique, à droite aussi ben qu'à gauche . Offir la France au Front National n'est pas une transition, c'est lancer le camion dans le vide. Attention Danger;

mardi 31 janvier 2017

DROITE ET GAUCHE



            Quand deux candidats s'opposent dans l'élection présidentielle ils ne doivent pas être définis en termes de classes ou de toute autre dichotomie car ce serait donner un avantage aux gens d'en haut; c'est ce que font souvent les français: un parti de la classe ouvrière perd, même si des non-ouvriers  acceptent d' appuyer la liste ouvrière. Une liste dite socialiste au contraire est parfaitement recevable, même si elle n'a pas une définition dichotomique de la société. C'est aux politiques de choisir une ligne générale de partage entre les deux candidats,qui assure aux deux une vision globale de la société: laïques contre cléricaux fait sens; pro-européens contre anti-européens aussi, bien que ce soit maladroit, comme nous le voyons aujourd'hui où Mélenchon s'isole par son anti-européisme. Je propose comme ligne de démarcation l'opposition entre un critère de choix objectif: la rationalité économique du marché et un critère de choix subjectif, c'est à dire exprimé en termes de droits. Je suis convaincu que c'est l'expression la plus juste, car la plus réelle, la plus vérifiable des oppositions Les deux critères de choix sont valables; il s'agit pour les deux de démontrer aux électeurs que c'est l'un ou l'autre qui doit avoir la priorité et donc la majorité . Aujourd'hui, après une longue période de domination de l'argent et même des hyper-riches la priorité doit aller à l'égalité des droits, à la lutte contre l'exclusion , mais aussi au développement de la connaissance. Si ce qu'on appelle la gauche devient anti-européenne, ce qui serait une erreur grave, il faudra laisser gagner la droite. En d'autres termes je n'accepte pas de voter pour une  coalition incluant Mélenchon. J'insiste sur ce point: l'élection est nécessaire parce que les électeurs portent un jugement qui n'est pas seulement doctrinal, qui répond aussi à une situation et à une conjoncture. Nous avons besoin de donner la priorité à une politique rocardienne, c'est à dire qui reponde à des exigences à la fois économiques et sociales, en ajoutant cependant que , s'il faut absolument choisir ,je donne aujourd'hui la priorité aux droits sur l'efficacité, car les inégalités ont augmenté, à cause surtout de la situation du logement. Nous n'attendrons pas longtemps avant de savoir ce que nous pouvons faire.      
                                                      Alain Touraine 31/1 2017

lundi 30 janvier 2017

LE NOUVEL AXE POLITIQUE


    La France est encore dominée par l'axe politique droite- gauche qui se lit: entreprise-Etat. La gauche est contre l'entreprise  et considère le profit comme du vol.Seul l'Etat,  c'est à dire la volonté populaire, peut défendre l'interêt général . Il existe  bien une droite étatique mais elle disparait avec le gaullisme.
 Il faut abandonner une fois pour toutes cette pensée. Il faut admettre que Rocard avait raison et qu'on ne peut pas séparer et encore moins opposer l'économique et le social. Le vote pour Le Pen comme pour Mélenchon sont des votes de protestation, non de gouvernement. Ce qui n'est pas clair dans les esprits est l'enjeu de la campagne électorale qui commence:quel est le nouvel axe de la vie politique ; quel est le choix fondamental?
 Je crois être très clair sur ce point depuis longtemps: pour moi la gauche- peu importe le mot- est avant tout définie par le respect de la dignité humaine ou, pour employer une expression connue de tous: la  défense des droits humains fondamentaux; l'autre camp se définit précisément par la défense d'une nation, d'une religion, d'une idéologie, dans le pire des cas d'une race. Je suis conscient que cette opposition peut apparaître paradoxale, car la gauche semblait défendre le collectif et la droite l'individuel. Ce renversement est en partie réel et s'explique ainsi: c'était l'économie qui commandait les choix politiques; aujourd'hui c'est la culture et la culture signifie des jugements de valeur, des définitions du bien et du mal et non plus de l'utile et de l'inutile. Exemple: j'appelle de gauche la défense des minorités et des pluralismes; je suis hostile à  toute politique qui s'identifie à une catégorie.  Je comprends la difficulté de passer de l'ancienne définition du choix politique central  à la nouvelle , mais nous sommes dans un monde où le pouvoir n'est plus dans l'accumulation des biens mais dans la capacité d'influencer des opinions et des décisions. Une idéologie d'Etat, qu'elle soit politique ou religieuse,  est le plus grand des dangers. Inversement nous ne devons pas admettre que les jeunes ou les relativement vieux soient privés d'emploi.Les grands principes: liberté, égalité, fraternité sont le meilleur guide de ce que j'appelle la démocratie.
 Nous restons prisonniers des idées de la société industrielle, dont nous sommes pourtant déjà sortis économiquement et socialement; il faut redistribuer les cartes.
 Mais je veux éviter un malentendu possible: c'est bien par le travail et la possibilité d'indépendance et de création que nous pouvons tous affirmer nos droits, même s'il faut évidemment de la solidarité.Hamon devra abandonner son idée absurde de sortie du monde du travail; il lui suffit de dire qu'il faut donner des chances à tous de développer leurs projets et leur représentation du monde. A vrai dire, j'ai voté pour Hamon parce que j'ai pensé qu'il était plus près de mes idées queValls, qui est plus autoritaire, en particulier sur la la:icité et qui a commis une faute grave en faisant passer la réforme du code du Travail par le 49.3 sans pour autant mériter d'être condamné: la gauche doit se regrouper mais pas sous la forme d'un nouveau Programme Commun
      
                                    Alain Touraine

samedi 28 janvier 2017

C'est le travail qui crée des droits

         

      C'est le travail qui fait apparaître à la fois de nouveaux besoins et les actions collectives qui conquièrent de nouveaux droits
  Nous sommes déjà passés des activités primaires (agriculture, mines, forages) à la production proprement industrielle qui a permis un saut en avant dans la productivité et, grâce au mouvement ouvrier, dans le niveau de vie et maintenant, depuis moins d'un demi-siècle, nous voyons se développer de nouveaux besoins, tournés vers la création, mais aussi l'éducation et la santé, de haut niveau et aussi vers des tâches de solidarité (aide aux personnes dépendantes ) qui ne sont presque pas assurées, alors qu'elles sont urgentes.De quoi dépendra la création de ces emplois ou au contraire des installations de luxe au profit des plus riches? D'une volonté politique. Et celle-ci ? D'une volonté collective, qui devra prendre de nouvelles formes.
 Ce qu'on appelle un revenu universel signifie que les riches continueront à exercer leur influence et que les pauvres  seront plus dépendants que jamais.Les travailleurs ne seront plus que des consommateurs.
 La voie qu'il faut suivre est bien différente: créer des emplois le plus nombreux possibles dans les domaines de la création et de la solidarité, débloquer la mobilité sociale entravée, aider les minorités à être reconnues et accueillies. Tout cela est beaucoup plus facile quand la croissance est lâ.
  Depuis cent ans c'est comme travailleurs que nous avons acquis des droits, comme en témoigne la Sécurité sociale. Nous avons besoin d'un nouveau saut en avant que permettent et encouragent les progrès de la connaissance Quant à l'idée que le travail disparait elle ne convainc que ceux qui comptent les emplois qui sont supprimés et oublient ceux qui sont créés. Combien des emplois actuels n'existaient pas il y a cent ans?

                                                                             Alain Touraine

jeudi 26 janvier 2017

Le débat Hamon-Valls

 

       J'ai entendu hier soir le débat entre Valls et Hamon avec des sentiments contradictoires.
  Première réaction: Merci à Hamon de poser enfin LA grande question, celle de l'emploi.
Seconde réaction: Comment un homme de gauche peut-il supposer que l'évolution de l'emploi est commandée par la robotisation et n'est pas affectée profondément par des décisions politiques en même temps que par la découverte de nouvelles fonctions à remplir dans des sociétés où intervient massivement l'intelligence artificielle?
  Regardons le passé. Quand la France était encore un pays de paysans et de rentiers, avant la  première guerre mondiale,  prévoyait-on  la disparition des paysans constatée cinquante ans plus tard par Henri Mendras et l'arrivée massive des jeunes au bac et même à la licence , sans même mentionner le magnifique développement de la Sécurité Sociale ?La France n'est devenue industrielle qu'avec cette guerre, puis l'automobile et l'aviation , soit de 1920 à 1980; depuis la politique s'est éloignée des grandes teransformations économiques et sociales Celles-ci se révèlent maintenant: après le dépassement de l'exploitation des ressources naturelles par les industries de transformation vient le remplacement de celles-ci par ce qu'on peut appeler le développement humain, dont les principaux aspects sont la santé, l'éducation et les soins aux personnes dépendantes ou handicapées .Un quatrième secteur dont nous découvrons à peine l'importance est la sauvegarde de l'environnement et un cinquième, encore à peine perçu, la gestion de la diversité culturelle imposée par les  migrations.A ces activités nouvelles il faut évidemment ajouter la gestion des systèmes complexes qui ne peut pas se réduire  à ce  qu'on appelle le management et qui est la compréhension des expériences vécues.
   Le bilan de ces transformations est-il positif ou négatif pour l'emploi? Je m'étonne qu'on pose une telle question car la réponse dépend de nous et non pas des technologies. Même le niveau de qualification de la plupart  des emplois dépend de la répartition des responsabilités entre divers niveaux hiérarchiques . 

Toutes ces remarques, qui devraient être aussi bien connues ou mieux que les affirmations de quelques économistes, ne sont importantes à mes yeux que parce qu'elles doivent nous conduire à reconnaître qu'après la civilisation industrielle, monde de machines maintenant remplacé largement par la robotisation, l'automatisation et aussi la délocalisation, vient ce qu'on pourrait appeler l'ère des soins humains, que  je préfère appeler l'ère de l'humanisation, de la reconnaissance de la créativité humaine, qui se manifeste le mieux quand le travail consiste à augmenter la capacité des êtres humains de traiter leurs semblables comme ils voudraient être traités eux-mêmes.
  Nous n'avons pas à choisir aujourd'hui entre une société du travail et une société de subventions mais entre une société industrielle, dont il faut reconnaître la grandeur comme la violence, et une société des ressources humaines qui va du développement des connaissances à la compréhension des réponses humaines au fonctionnement de systèmes complexes.
   Je remercie Hamon d'avoir réveillé les politiques de leur sommeil      
productiviste et d'avoir ainsi réintroduit les réalités sociales et psychologiques dans le champ de la politique, mais je  regrette qu'il ne perçoive pas l'enjeu de ce grand débat historique: nous devons ouvrir notre esprit et nos décisions à une conception du travail fondée sur le respect et le développement du rapport aux êtres humains. Je n'attends rien de bon d'une politique qui ne croit pas en l'action transformatrice et volontaire des hommes.   


                                                           Alain Touraine  

samedi 21 janvier 2017

Une primaire autodestructrice

     

        Dans mon livre récent qui analyse la situation politique française (Le nouveau siècle politique)  j'ai défini l'élection actuelle comme la démonstration de l'impasse où se trouve un système politique qui appartient à un type de société dont nous sortons à toute vitesse.Cette élection ne peut que choisir un Président de transition et le vrai choix d'un avenir ne sera possible que quand de nouveaux partis se seront créés et se seront définis. Les électeurs ont très bien compris cette situation et cherchent un centriste ou un homme de droite modérée.Malheureusement Juppé a été trahi par son âge et Fillon est beaucoup plus réac. qu'on ne le pensait; on va donc le comparer à Macron. On aurait pu penser que Valls était un type particulier de centriste mais hier encore il était Premier Ministre Socialiste, ce qui l'affaiblit beaucoup. Mais il en va de même pour les autres candidats dont la plupart ont ou ont eu    une carte et une carrière de socialiste.Tous sont condamnés par leur présence à être classés dans la catégorie des has been.Le seul qui ait apporté une idée nouvelle est Benoît Hamon; malheureusement pour moi je suis complètement opposé à cette idée car c'est comme travailleurs que les salariés ont conquis des droits.Jajoute que laSamediS France doit se réindustrialiser car le commerce mondial est fait à 80% de produits industriels. Contentons nous pour le moment d'éviter le pire et dépêchons nous de faire des propositions pour l'avenir et non plus pour le passé


Samedi 21 Janvier

lundi 26 décembre 2016

L'avenir imprévisible


            Les français  n'ont fait aucun choix positif; mais ils ont fait des choix négatifs; ils ne veulent d'aucun chef de parti. Le résultat est que la campagne est un jeu de quilles dont le résultat est imprévisible, dépendant de la dernière élimination  inattendue: on attendait Sarkozy; est arrivé Juppé, puis Fillon a chassé Juppé. Logiquement Fillon devrait  être chassé à cause de ses attaques contre la Sécu;Macron pourrait le remplacer au premier tour de l'élection.  Et ensuite? Honnêtement, personne ne le sait mais on peut penser que les français voudront trouver  quelqu'un à préférer à Marine Le Pen qui sera sûrement au second tour. Qui? Il n'y a plus personne en vue; il faut donc se retourner et repenser à Macron qui aura pris un peu de poids entre temps.La seule chose sûre ou presque est que Les français feront tout leur possible pour choisir quelqu'un du centre droit. Ils les ont tous essayés mais il ne reste plus que celui-là et au fond il a le grand avantage d'être comme tous les français: il ne sait pas quoi faire et n'a proposé aucune idée, ce qui rassure. 


jeudi 10 novembre 2016

La nuit de Trump (mercredi 4 heures du matin)



Hier j’ai dit à une amie française que je ne comprenais pas le tableau que les observateurs nous donnent de la population américaine : une working class blanche en chute favorable à Trump ; des minorités noires, mexicaines et autres favorables à Hillary. Les femmes favorables à Hillary.
Mais où sont les managers, les technologues, les entreprises innovantes, les communicants, les scientifiques et les étudiants, tous massivement, quoique sans conviction, pour Hillary. En un mot cette Amérique des deux côtes et de Chicago, cette Amérique qui dirige le monde et crée l’avenir, où est-elle ?
Une partie d’entre elle a voté pour Sanders mais Sanders lui-même s’est rallié à Hillary.
L’explication pseudo sociologique qu’on nous donne partout, la chute de la classe moyenne et ouvrière blanche n’est pas suffisante pour expliquer le renversement qui vient de se produire. J’en conclus que le choc qui a fait basculer l’Amérique ne se réduit pas à la crise économique des petits salariés blancs. D’autant que cette crise est moins profonde que celle de l’Europe, puisque les États-Unis sont en croissance malgré tout.
J’en conclus sans hésiter que comme souvent les sondeurs et les analystes ont dans la tête une représentation du pays étudié qui a 50 ans de retard. Le choc qui a fait basculer la majorité des Américains vers Trump et dont les effets continuaient à se renforcer au moment des élections n’est pas seulement d’ordre économique. Les Américains se sentent menacés de manière plus globale. Ils n’ont pas oublié le 11 septembre 2001 et les milliers de morts affreuses des employés des deux tours du World Trade Center ; ils ont le sentiment de perdre face à la Russie l’influence qu’ils avaient gagnée en Orient. Plus simplement encore, après s’être identifiés à la modernité pendant un demi-siècle ils sont repoussés vers la situation commune, la peur devant une globalisation non dominée. En un mot, la peur de pouvoir perdre le pouvoir sur le monde d’où la véritable disparition de cette élite éduquée qui portait les idées libérales et une vision universaliste du monde. Trump s’enferme dans un isolationnisme agressif, comme un simple saoudien ou comme Erdogan. Il n’y a plus personne, maintenant que le faible mais bienveillant Obama a disparu, pour se soucier de gérer la paix du monde. Rien d’étonnant ni de scandaleux dans tout cela mais d’un coup tous les dangers ont augmenté et Trump a même osé annoncer tout de suite qu’il ne ratifierait pas les accords de Paris, ce qui peut détruire en un instant tous les progrès qui nous avaient encouragés. Le monde d’aujourd’hui doit logiquement s’organiser autour d’une confiance dans la nouvelle économie mondialisée. Cette confiance était très normalement appuyée par les États-Unis qui pouvaient limiter les réactions communautaristes, identitaires ou même totalitaires des pays qui se sentent menacés par cette alliance de la science et des armes américaines.
Mais maintenant que Trump est au pouvoir, qui va représenter les nouveaux droits de l’homme ? Qui va, après les succès remportés en Europe pour les droits sociaux, défendre les droits culturels ? La réponse risque de nous écraser mais il n’y en a pas d’autres. Ce ne peut-être que l’Europe, ou du moins la partie de l’Europe qui n’a pas encore complétement trahi les droits de l’homme, que Polonais et Hongrois, si souvent aidés de ces droits de l’homme foulent au pied en les méprisant.
Ce n’est pas une Europe avec ou sans Brexit qui peut jouer ce rôle tellement le Royaume-Uni nous a habitué à n’être que l’arrière cours de la City de Londres. Nous avons besoin d’une petite Europe décidée à défendre un état de droit mais cette Europe est incapable politiquement d’assumer une tâche aussi noble et aussi dangereuse. Elle a donc besoin de transformer profondément sa vie politique ; Mme Merkel a eu le grand courage de s’engager seule, mais elle est de moins en moins suivie.
Puisque le système français est complétement décomposé c’est aux Français à prendre la relève en débordant leurs partis moribonds ou morts. Politiquement la France est impuissante mais les Français sont beaucoup plus engagés que leurs dirigeants dans la conscience des nouveaux droits à défendre, par priorité les droits culturels et ils ont une expérience historique sans pareil pour défendre, au nom de la nation, ce qui n’est pas national mais universel : la liberté, l’égalité et la fraternité. On peut espérer que la France qui ne peut pas choisir un président d’avenir mais qui peut choisir un président de transition va se réveiller enfin, cesser de répéter les mots du passé pour apprendre ceux de l’avenir. Je ne suis pas certain que nos voisins Allemands, Italiens, Espagnols, Belges, Hollandais et Portugais seront disposés à redonner avec nous à l’Europe le rôle de défenseurs d’un monde ouvert et libérateur. Mais puisque les Américains renoncent et se limiteront maintenant à chercher une paix blanche avec Poutine au Moyen-Orient ; c’est à nous à sortir de nos banlieues de l’histoire et à reprendre la place centrale, plus dangereuse mais aussi plus noble et plus généreuse qui a été plusieurs fois la nôtre dans le passé. Je pense que nous trouverions quelques amis dans le monde, en particulier en Amérique latine.
Je ne dis pas que l’Europe doit substituer son hégémonie à celle des États-Unis, je dis seulement qu’elle doit faire entendre la voix des nouveaux droits à défendre et des nouvelles libérations à conquérir. Je suis à vrai dire plus optimiste encore. Car j’ai assez d’estime pour l’Amérique, créatrice et libératrice, pour penser qu’elle ne supportera pas longtemps l’isolationnisme médiocre et en plus écologiquement dangereux de l’homme d’affaire qu’elle vient de laisser pénétrer par effraction dans le salon ovale.

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lundi 17 octobre 2016

NOUVEAU SÉMINAIRE d’ALAIN TOURAINE Directeur d’études à l’EHESS



PRÉSENTATION

J’ai crée le CADIS (EHESS/CNRS) avec Michel Wieviorka et François Dubet en 1981, après six années consacrées à créer une méthode – l’intervention sociologique – adaptée à l’étude des actions collectives. Nous avons publié d’abord des livres sur la méthode, un mouvement étudiant, les Occitans, les antinucléaires, les syndicalistes français et les militants de Solidarność en Pologne.
Dans un monde de plus en plus dominé par des analyses économiques ou politiques mondiales je veux construire une analyse des acteurs sociaux en les détachant des fonctions qu’ils remplissent dans des systèmes sociaux et des logiques imposées par des pouvoirs absolus, donc pour créer une sociologie de la liberté créatrice, une sociologie des droits, des significations et des cultures. Un grand nombre de chercheurs français et étrangers ont utilisé cette réflexion et cette méthode depuis leur création.
Aujourd’hui les sociétés industrialisées hésitent entre le passé et l’avenir. Je veux présenter les raisons théoriques, les pratiques sociologiques et historiques pour lesquelles je choisis l’avenir contre le passé.
D’autre part, le CADIS doit faire face à des situations transformées partout dans le monde et il a besoin d’une NOUVELLE GENERATION DE CHERCHEURS. C’est à celle-ci que je m’adresse en lui présentant les grandes orientations de ce courant de recherche sous la forme d’un séminaire pour jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs, à partir des doctorants, qui se réunira pendant deux ans deux fois par mois le jeudi de 11h à 13h à la Maison Suger. Je me mettrai à la disposition des participants après les séminaires. Pour faciliter nos communications mes visiteurs pourront s’exprimer en français, en anglais, en espagnol ou en italien (ou même, si c’est nécessaire, en portugais).
Vous trouverez ci-dessous la liste des thèmes qui seront traités pendant les 13 séances du séminaire de l’année 2016-2017.
Inscription auprès de Christelle Ceci : ceci@ehess.fr - Tél. : 01 49 54 24 57
EHESS - 190-198, avenue de France 75013 Paris, bureau 435.
La première séance aura lieu le 3 novembre 2016.
Je serai heureux de vous accueillir.
Alain Touraine
NOUVEAU SÉMINAIRE D’ALAIN TOURAINE
PREMIÈRE ANNÉE 2016-2017

MAISON SUGER
16-18, rue Suger - 75006 Paris
JEUDI de 11h à 13h


PREMIÈRE PARTIE : Fondements théoriques d’une sociologie des acteurs et de la culture
3 novembre 2016 : Éclatement de l’idée de société. Transformation de l’acteur social en sujet humain
17 novembre 2016 : L’historicité. Pratiques et interprétations
8 décembre 2016 : Les étapes de l’historicité. Sociétés religieuses, juridico-politiques, économico-sociales, de communication et de subjectivation
15 décembre 2016 : Subjectivation-désubjectivation : individus et sujets, désocialisation
19 janvier 2017 : Domination. Totalitarismes et pouvoirs totaux
2 février 2017 : Des interprétations aux pratiques : politiques, institutions, organisations
23 février 2017 : Intersubjectivation
2 mars 2017 : Réinterprétation des niveaux faibles d’historicité

DEUXIÈME PARTIE : Dans quelle société vivons-nous ?
23 mars 2017 : Analyse sociologique et récit historique
20 avril 2017 : Fin des sociétés industrielles
4 mai 2017 : De la production à la communication. Les interprétations de la société de communication globalisée
18 mai 2017 : Globalisation et empires
1er juin 2017 : Les niveaux de dépendances politiques

Suite en 2017-2018